Semaine du handicap (nov. 2019)

Vous avez dit : « handicapés ? »

Les élèves de 6e du collège Etenclin ont été sensibilisés au handicap la semaine du 4 au 8 novembre.

 Nous avons rencontré des personnes handicapées de l’E.S.A.T. (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) de Montebourg, dans le cadre des cours d’EPS (Education Physique et Sportive). Elles nous ont raconté leur vie au quotidien avec leur handicap. «Joël par exemple est né handicapé : il ne peut pas marcher. Ses parents le cachaient car ils avaient honte de lui! Alors ils l’empêchaient de sortir et quand des gens venaient chez eux, ils mettaient une couverture sur ses jambes! » relate Elina. Pourtant, d’après eux, le regard social s’est amélioré avec le temps même si des efforts restent encore à faire : « Une autre dame, Nadège, mal-voyante est accompagnée de son chien et certaines personnes dans les lieux publics, les magasins… refusent son chien guide! Or, elle ne peut pas se déplacer sans son chien guide!»  précise Annabelle, consternée.

Malgré leur handicap, ces personnes peuvent pratiquer des activités sportives.  Nadège, par exemple, pratique de l’aquagym.

Alexis quant à lui n’a pas vraiment trouvé de loisir : «  A 3 ans, il est tombé du 1er étage d’un immeuble, la tête sur un crochet d’attelage de voiture… Il a été dans le coma et a subi un traumatisme crânien irréversible » dit Hugo. Il travaille, avec Joël, pour MECANOREM (sous traitance), entreprise qui fabrique les coques de bateau etc. Preuve que même handicapé, on peut travailler et avoir une activité physique !

Alors, nous avons nous aussi pratiqué des activités sportives avec un matériel adapté: parcours de motricité en fauteuil roulant, avec Joël, Alexis et Jean-Marie sourd et muet ; parcours avec une canne avec Nadège ; basket en fauteuil avec Charly, et  relais en fauteuil. « C’était à la fois bien et triste, prend conscience Paloma, de faire ces activités car, pour eux, c’est leur leur vie, c’est tout le temps comme ça ! Alors que nous c’était juste pour une fois…».

Grâce à ces activités, nous avons pu comprendre ce qu’être handicapé voulait dire, qu’il ne faut pas se moquer de la différence et, qu’en même temps, être handicapé ne veut pas dire ne pas travailler ou s’épanouir dans la pratique d’un sport.

Les 6e A et B