Ciné-débat animé par les élèves de 3e

Le racisme, comme l’imbécillité, n’a pas de couleur de peau !”

Ce vendredi 7 février au cinéma Le Rialto, les élèves de 3e du collège Etenclin, proposaient un ciné-débat autour des préjugés, discriminations, racisme après la projection du film Chocolat.

C’est devant une salle d’une soixantaine de personnes, que ces élèves volontaires ont mené un débat riche, argumenté et pertinent avec comme question centrale : la société a-t-elle évolué depuis Chocolat?

En amont, ils avaient préparé avec leurs professeurs de français Mmes Alix et Dall cette animation. Jean-Philippe Decroux, Président de la Ligue des Droits de l’Homme du Cotentin et membre de la « Réserve Citoyenne de l’Education nationale» est venu éclairer à la fois les élèves dans leur préparation et les accompagner lors du ciné-débat. La Réserve citoyenne de l’Éducation nationale, lancée le 12 mai 2015, offre à tous les citoyens la possibilité de s‘engager bénévolement pour transmettre et faire vivre les valeurs de la République à l’École, aux côtés des enseignants, ou dans le cadre d’activités périscolaires. Elle est une opportunité pour l’École de bénéficier de l’engagement des acteurs de la société civile.

Les échanges timides au départ ont vite laissé place à de réelles discussions entre élèves et public. Ces derniers ont rappelé le contexte historique de l’époque de Chocolat, le rôle des expositions coloniales et montré qu’un biopic n’était pas une biographie. En effet, à travers des exemples précis, ils ont ainsi affiché la volonté de Roschdy Zem, réalisateur du film, d’imbriquer son film dans la réalité avec notamment un clin d’oeil à l’actualité des migrants. Après une analyse réfléchie de certaines scènes du film, les élèves ont pu montrer que la société avait certes évolué mais que des situations restaient douteuses ou choquantes à travers des images publicitaires d’aujourd’hui. « Merci à ces jeunes pour cette fraîcheur apportée, disait l’un des membres du public. Ils nous montrent que les jeunes générations évoluent, se battent contre des idées qui sont encore bien tenaces chez certaines personnes plus âgées. » Bravo à ces 21 jeunes de 14 ans pour ce travail de fond et leur envie de faire encore bouger les lignes et comme le rappelait M.Decroux lors d’une de ces interventions : Le racisme, comme l’imbécillité, n’a pas de couleur de peau.”

Cards for Hospitalized Kids (déc. 2019)

Les élèves de 5ème ont tous écrit des cartes de Noël à des enfants hospitalisés à Chicago via l’association CardsforHospitalizedKids. Voilà une joile façon de bien mettre à profit les cours d’anglais !

Remise des diplomes du DNB et du CFG (nov.2019)

Vendredi 15 novembre a eu lieu, en soirée, la remise des dipômes du DNB et du CFG à nos anciens élèves de 3ème. L’occasion de les revoir, de prendre des nouvelles de leur nouvelle vie post-collège et de les féliciter.

Voici quelques photos souvenirs.

 

Semaine du handicap (nov. 2019)

Vous avez dit : « handicapés ? »

Les élèves de 6e du collège Etenclin ont été sensibilisés au handicap la semaine du 4 au 8 novembre.

 Nous avons rencontré des personnes handicapées de l’E.S.A.T. (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) de Montebourg, dans le cadre des cours d’EPS (Education Physique et Sportive). Elles nous ont raconté leur vie au quotidien avec leur handicap. «Joël par exemple est né handicapé : il ne peut pas marcher. Ses parents le cachaient car ils avaient honte de lui! Alors ils l’empêchaient de sortir et quand des gens venaient chez eux, ils mettaient une couverture sur ses jambes! » relate Elina. Pourtant, d’après eux, le regard social s’est amélioré avec le temps même si des efforts restent encore à faire : « Une autre dame, Nadège, mal-voyante est accompagnée de son chien et certaines personnes dans les lieux publics, les magasins… refusent son chien guide! Or, elle ne peut pas se déplacer sans son chien guide!»  précise Annabelle, consternée.

Malgré leur handicap, ces personnes peuvent pratiquer des activités sportives.  Nadège, par exemple, pratique de l’aquagym.

Alexis quant à lui n’a pas vraiment trouvé de loisir : «  A 3 ans, il est tombé du 1er étage d’un immeuble, la tête sur un crochet d’attelage de voiture… Il a été dans le coma et a subi un traumatisme crânien irréversible » dit Hugo. Il travaille, avec Joël, pour MECANOREM (sous traitance), entreprise qui fabrique les coques de bateau etc. Preuve que même handicapé, on peut travailler et avoir une activité physique !

Alors, nous avons nous aussi pratiqué des activités sportives avec un matériel adapté: parcours de motricité en fauteuil roulant, avec Joël, Alexis et Jean-Marie sourd et muet ; parcours avec une canne avec Nadège ; basket en fauteuil avec Charly, et  relais en fauteuil. « C’était à la fois bien et triste, prend conscience Paloma, de faire ces activités car, pour eux, c’est leur leur vie, c’est tout le temps comme ça ! Alors que nous c’était juste pour une fois…».

Grâce à ces activités, nous avons pu comprendre ce qu’être handicapé voulait dire, qu’il ne faut pas se moquer de la différence et, qu’en même temps, être handicapé ne veut pas dire ne pas travailler ou s’épanouir dans la pratique d’un sport.

Les 6e A et B